6 décembre, 2012

Le Feu du Seigneur, par Reinhard Bonnke

Classé dans : Saint-Esprit — voiceofgod @ 10:26

Source : enseignemoi.com

Dans la Bible, il y a plus de 500 références au feu et 90 d’entre elles en rapport direct avec Dieu. Il a été dit que Dieu en action, c’est comme un feu ardent. 
Le Feu du Seigneur, par Reinhard Bonnke dans Saint-Esprit feu-15961
Le feu est la caractéristique essentielle de Dieu :
Deutéronome 4 : 24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.
blank Le Feu dévorant dans Saint-Esprit

Le prophète Ézéchiel utilisa souvent le langage du feu pour parler de Dieu, comme par exemple :

Ezéchiel 22 : 31 Je répandrai sur eux ma fureur, je les consumerai par le feu de ma colère, je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête, dit le Seigneur, l’Éternel.

Esaïe prophétisa :
Esaïe 33 : 12 Les peuples seront Des fournaises de chaux, Des épines coupées Qui brûlent dans le feu. La chaux brûle lentement mais les épines rapidement.

Pouvez-vous imaginer Dieu ainsi ? Ce Dieu en feu est le seul qui existe et Il est unique. Notre Dieu n’est pas un iceberg mais une forêt en feu. Il n’est jamais comparé à la lune avec sa lueur froide mais au soleil dégageant de la chaleur. Il habite dans la lumière du soleil levant. Tout ce qu’Il fait luit dans une lumière étincelante et est exécuté avec un désir brûlant et une fougue ardente. Il n’habite pas et ne supporte pas la tiédeur.

Voilà comment est Dieu. Pouvez-vous saisir cette idée ? Esaïe demande :

Esaïe 33 : 14 Les pécheurs sont effrayés dans Sion, Un tremblement saisit les impies : Qui de nous pourra rester auprès d’un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles ?-

Qui de nous en effet ?

Elie confronta le peuple d’Israël avec un réel défi :

1 Rois 18 : 24 Puis invoquez le nom de votre dieu; et moi, j’invoquerai le nom de l’Éternel. Le dieu qui répondra par le feu, c’est celui-là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C’est bien !

Si vous voulez ressembler à Elie, il vous faudra le Dieu qui répond par le feu. Pouvez-vous faire face à cela : Un christianisme incandescent, un Évangile brûlant, une foi habitée de feu et de passion ? Ou préférez-vous et voulez-vous un Dieu ordinaire, réservé, complaisant ? Le Dieu d’Elie et d’Esaïe ne fait jamais les choses à moitié mais c’est un Dieu d’une vigueur infatigable et d’un engagement total. C’est un enthousiaste ! Il fait toute chose avec passion et ferveur :

2 Rois 19 : 31 Car de Jérusalem il sortira un reste, et de la montagne de Sion des réchappés. Voilà ce que fera le zèle de l’Éternel des armées.

Esaïe 33 parle de la colère de Dieu contre la méchanceté. Dieu est comme un feu dévorant pour les ennemis d’Israël. Mais en même temps, ce feu se propagera comme un feu de forêt et atteindra Sion, le peuple de Dieu : « Les pécheurs sont effrayés dans Sion, un tremblement saisit les impies : Qui de nous pourra rester auprès d’un feu dévorant ? Qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles ? » (Esaïe 33 : 14). Que ce soit en dehors ou au sein même de Sion, notre Dieu est un feu dévorant.

Dieu ne change pas

Dieu est le même Dieu pour tous, à l’église ou dans le monde. Le Dieu qui est en colère avec les pécheurs, est le Dieu auquel nous avons à faire. Il ne change pas. Un partenariat vrai avec le Seigneur signifie être en feu ; le Dieu de feu n’a pas de communion avec des glaçons. Il n’accompagnera pas un peuple doux, froid, mou et ni chaud ni froid qui est indiscipliné, peu rigoureux et qui travaille par à-coups. Peu importe qui nous sommes, Dieu ne s’adaptera pas à nous pour nous faire plaisir ; c’est à nous de nous adapter à Lui. Est-ce que ce type de Dieu ne vous convient pas ? Trop zélé, trop provocateur dans ce qu’Il fait ?

Des leaders d’églises et des pasteurs sont supposés représenter le Dieu du feu. Notre tâche est d’amener le feu de Dieu dans le cœur et la vie des gens – ils en ont tant besoin.

Jésus baptise de feu. Jean Baptiste dit : « Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint Esprit et de feu. Il a son van à la main ; il nettoiera son aire, et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point » (Matthieu 3 : 11-12 ; et également Luc 3 : 16-17).

Certains théologiens mettent en question les paroles de Jean Baptiste ; a-t-il vraiment dit cela et si oui que voulait-il dire par cela ? Certains disent que ses paroles sur Jésus baptisant du Saint-Esprit et de feu se réfèrent au jugement et à la purification d’Israël. Je suis sûr qu’ils se trompent. Lorsque Jean parla du baptême de l’Esprit et du feu, il s’agissait d’une promesse et non d’une menace bien que ses propos fussent également un avertissement des choses à venir. Au travers de toute l’Ecriture, le feu de Dieu vient tout aussi bien pour épurer que pour bénir.

Le feu de Dieu ne nous a pas été donné pour que nous nous sentions bien confortablement installé mais pour que nous soyons saints et pour que nous allions. Lorsque Moïse vit le buisson ardent, Dieu l’avertit d’abord qu’il se tenait sur un sol saint puis lui révéla ensuite les grandes choses qu’Il voulait accomplir, de libérer Israël de la captivité (Exode 3). Lorsque Esaïe eut la vision du temple rempli de la gloire et de la sainteté de Dieu, le sentiment d’être impur vint d’abord avant que Dieu ne l’équipe pour être Son messager.

Lorsque le Dieu de feu prend le dessus, ce n’est pas une expérience confortable pour ceux qui sont assis à Sion. Être rempli de l’Esprit n’a pas l’objectif ne nous donner des émotions agréables et de belles réunions d’églises mais de nous mettre en mouvement pour Dieu. En nous donnant de la puissance, Jésus explique Ses objectifs très clairement : « Vous serez mes témoins » (Actes 1 : 8). C’est extraordinaire d’être oint mais cette onction nous a été donnée pour être à Son service, non pour avoir de bonnes réunions d’église.

Vivre sans feu

Pouvons-nous vivre sans feu ? Pas ici-bas. Les peuples primitifs croyaient que le feu était un don des dieux, et nous pouvons le comprendre. Dieu agença cette terre pour que l’être humain puisse y vivre, et le feu est aussi essentiel que l’eau ou l’air. Sans la chaleur essentielle, la moitié de la population mourrait de froid. Sans feu, il n’y aurait pas la lumière du soleil, pas de repas cuisinés, aucun métal et en fait pas de production industrielle ; nous n’aurions jamais vu un train ou un bateau à vapeur. Personne ne voudrait vivre sur une telle planète – et en réalité ne serait pas en mesure de le faire.

L’univers est rempli de feu. Le soleil est une boule incroyable et incandescente, chaque étoile luit de son propre feu ; et même le centre de notre planète est du feu – un magma incandescent. Chaque volcan est une image puissante du caractère de Dieu. Il est un Vésuve de bonté, de vie et d’énergie.

Si nous ne pouvons plus voir avec facilité la lumière des étoiles, c’est en raison de la pollution moderne de l’atmosphère. C’est le prix que nous devons payer pour nos grandes villes – beaucoup de lampes mais aucune étoile. De nos jours, les rois mages auraient eu du mal à être guidés par la lumière d’une étoile vers Béthléhem. Néanmoins, ceci est une parabole moderne. Les gens ne trouvent plus le chemin vers Jésus en raison de la pollution. Nous sommes très malins mais personne de peut voir Dieu au travers d’un nuage pollué de doute et de péché. Et pourtant, Il est toujours là, brillant à jamais.

Le jour de la Pentecôte, il y eut non seulement du feu mais également du vent. Le vent disperse le brouillard et la brume. Il clarifie l’atmosphère. Les disciples eurent beaucoup de doutes même après que Jésus soit ressuscité et leur ait parlé. Nous lisons que Jésus apparut aux onze disciples alors qu’ils mangeaient ensemble. Certains avaient cru aux témoignages de Son apparition, mais d’autres avaient douté ; Jésus les réprimanda pour la dureté de leur cœur. Néanmoins, lorsque les vents de Dieu ouvrirent les cieux et pénétrèrent dans la chambre haute, aucun doute ne subsista. La tornade de Dieu et les langues de feu sur chaque tête n’étaient pas une hallucination. Jésus avait atteint le cœur même de l’univers, comme Il l’avait dit. Il avait gardé Sa promesse et envoyé le Saint-Esprit, le Consolateur.

guillemet… le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices … (2 Chroniques 7 : 1)
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Le feu de Dieu ne s’éteindra jamais. Ce fut la première chose qui frappa l’attention de Moïse lorsqu’il observa le buisson ardent – le buisson ne se consuma et les flammes ne s’éteignirent pas. Plus tard, les feux sur l’autel des sacrifices et sur l’autel des parfums ne s’éteignirent pas non plus ; c’était un feu saint.

Le jour de la Pentecôte ne fut pas une journée dont les disciples se souvinrent avec nostalgie et mélancolie. Ce qui arriva ce jour-là dura toutes leurs vies. Nous ne trouvons que peu de choses sur les émotions qu’ils ressentirent le jour de la Pentecôte mais tout le livre des Actes a été nécessaire pour décrire l’histoire des répercussions de ce jour-là – un jour qui n’est pas encore révolu. Le feu de Dieu ne brûle pas avec moins d’intensité malgré le temps qui passe. La source de ce feu est éternelle, inextinguible. Dans Zacharie, nous lisons que les sept lampes du chandelier en or étaient alimentées par sept conduits, recevant l’huile inépuisable des oliviers (Zacharie 4).

A l’époque de la Pentecôte biblique à Jérusalem, de magnifiques aqueducs permettaient à l’eau de s’écouler des collines vers la ville de Rome. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de ce remarquable chef-d’œuvre technique. Les arcs sont brisés et les aqueducs sont asséchés. Est-ce la même chose pour l’expérience de la Pentecôte ? Appartient-elle à une époque révolue, 20 siècles avant les temps modernes ? N’existe-t-il plus une chambre haute, du vent ou du feu ? De sa vitalité d’antan ne reste-t-il à l’église que des illustrations froides, figées dans des vitraux multicolores ?

Un feu inextinguible

Remarquez ce que Jésus a dit Lui-même : « Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Ou, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? … A combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent » (Matthieu 7 : 9 et Luc 11 : 11-13).

Il est intéressant de voir comment Jésus l’exprime. Un fils demande du pain, du poisson et un œuf – les aliments de base nécessaires à la vie quotidienne. Jésus ne parle pas de caviar, de bons vins, de vêtements en soie, d’or, de diamants ou d’autres produits de luxe mais de choses faisant partie de la vie quotidienne. Il montre clairement que le don du Saint-Esprit est comme les choses nécessaires à la vie. Dieu nous donnera toujours du pain, du poisson et des œufs comme Il l’a fait pendant des milliers d’années. Et Il nous donne également le Saint-Esprit. Nous pourrions vivre sans poisson, sans pain ou sans œuf mais pourquoi s’en priver ? Je n’aimerais guère essayer de vivre ainsi ! Alors pourquoi devrions-nous nous passer du Saint-Esprit ?

Notre Pentecôte personnelle n’est pas seulement une expérience merveilleuse dont nous pouvons toujours nous souvenir comme quelque chose qui arriva un jour et vit encore dans notre mémoire. Ce n’est pas la mémoire de ce jour-là qui nous permettra d’avancer mais sa durée éternelle et inextinguible. Nous n’avons pas besoin de nous rappeler que nous sommes vivants ou que nous respirons. Nous ne commençons pas chaque journée en essayant de vivre ou de nous réveiller en prenant la résolution de respirer. De telles pensées ne traversent jamais nos esprits. Nous continuons simplement en étant vivants et en respirant ! De la même manière, nous continuons de vivre dans le renouveau continuel du Saint-Esprit. Nos corps physiques sont « renouvelés » alors que nous utilisons nos forces et nos muscles, et la température de nos corps demeure la même que nous ayons froid ou chaud. Un changement de la température de notre corps nous indique que nous sommes malades. En Christ, il n’y a aucune variation de température. Son feu brûle toujours !

Manquer la Pentecôte

Paul dit que Jésus apparut à « à plus de cinq cents frères à la fois » (1 Corinthiens 15 : 6). Ceci arriva avant le jour de la Pentecôte. Je me demande où se trouvait tout ce monde à la Pentecôte. Ils manquèrent cet événement. La Pentecôte – la fête des semaines – était un pèlerinage que tous les Juifs observaient. Ils auraient, à vrai dire, dû être là. Aujourd’hui, les gens manquent encore leur Pentecôte personnelle – peut-être parce qu’ils ont trop à faire. Certains détestent entendre le parler en langues ou parler eux-mêmes en langues comme s’ils étaient allergiques. Je crois que personne n’a le droit de ne pas aimer le don du Saint-Esprit. Ses dons sont distribués selon Sa volonté, non selon nos préférences. Peut-être que ces frères et sœurs suspectaient que la Chambre Haute serait un endroit où viendraient des langues de feu et ils choisirent plutôt de rester dans le Temple avec ses rituels familiers. Le feu de Dieu ne convient peut-être pas à tout le monde. Mais que les gens l’aiment ou non, Dieu ne changera jamais.

Il y a quelques années, un ami Anglais était de passage à New York. Son compagnon lui demanda s’il voulait boire quelque chose et l’amena dans une buvette où il commanda un thé. A cette époque, le thé glacé était inconnu en Angleterre et même aujourd’hui, les « vrais anglais » considèrent cette boisson comme un sacrilège ! Mon ami George prit ce verre de thé glacé. Il but une gorgée, puis avec une lueur incrédule dans le regard, reposa la tasse sur le comptoir. « Ce machin est froid ! », dit-il. Son ami ne put s’arrêter de rire en voyant son incrédulité et sa surprise. Voilà comment je réagis à une foi chrétienne sans feu. Une foi qui est continuellement froide est aussi peu attractive pour moi qu’une planète constamment froide. Une réunion d’église froide est aussi peu appétissante que des pommes de terre de la veille.

Néanmoins, le vrai feu est allumé par le Seigneur, tout comme Il alluma les feux sur les autels du peuple d’Israël. Lévitique 9 : 24 décrit l’autel originel de Moïse. Le feu ne fut pas allumé en frottant du bois sur du bois, comme c’était la coutume à l’époque. Nous lisons :

Lévitique 9 : 24 Le feu sortit de devant l’Éternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur face.

Lorsque, plusieurs siècles plus tard, Salomon dédia le premier temple à Jérusalem, il pria que le feu descende.

2 Chroniques 7 : 1-3 Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Éternel remplit la maison. Les sacrificateurs ne pouvaient entrer dans la maison de l’Éternel, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel. Lire la suite

La religion d’Israël avait le feu et la gloire. Le devoir des prêtres était de ne pas laisser s’éteindre la flamme originelle de ce feu. Le feu était au cœur même de l’adoration dans le temple. Lorsque Salomon pria et que le feu de Dieu tomba, personne ne formula d’objections. La multitude qui s’était rassemblée répondit avec un grand rugissement d’admiration et de louange à Dieu. Personne ne dit : « Il y a trop d’excitation et d’enthousiasme ici ; je vais plutôt aller dans un endroit tranquille et modéré ». Dans ce cas, l’endroit idéal aurait plutôt été pour eux le cimetière.

La réalité est qu’une foi sans feu n’est pas la vraie foi. Elle ne correspond pas à la nature de Dieu. Il est un feu dévorant et je ne peux pas envisager une foi qui ne prend pas Dieu tel qu’Il est. Je ne peux pas imaginer Dieu à 0°C. Il est un soleil de plomb, toujours à son zénith. Si notre attitude par rapport à la foi est dénuée de sentiments, de passion, de feu intérieur et de dynamisme alors il ne s’agit que de l’humidité froide de la tombe. Rien que d’y penser, me donne des frissons ! Lorsque vous éteignez le feu, vous bâillonnez Dieu Lui-même et vous étouffez l’Esprit.

Certains disent que Dieu a compassion mais pas de passion. Je ne suis pas d’accord avec cela. Il est une source éternelle de passion. Il est vrai qu’Il ne fait pas étalage de ses passions comme nous le faisons parfois. Il ne changera jamais. Comme Malachie le fit remarquer, le feu de Sa passion nous consume :

Malachie 3 : 1-2 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.2 Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il paraîtra ? Car il sera comme le feu du fondeur, Comme la potasse des foulons.

… comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. (Jérémie 20 : 9)
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Le feu est un symbole du Saint-Esprit, pas seulement une de Ses caractéristiques. L’Esprit n’est pas seulement de l’exubérance. Il y a tant d’autres facettes qui se cachent dans Sa personne – le Saint-Esprit est comme une colombe, comme l’eau venant du ciel, le guide, celui qui nous a été envoyé à la place de Jésus pour marcher à nos côtés. Il est le vent du ciel et l’huile de l’onction. Tant d’aspects et formes de Son œuvre sont encore à découvrir. Cette variété s’exprime alors à son tour au travers de nos vies lorsque nous sommes remplis du Saint-Esprit et guidés par lui. Indubitablement, tout ce qui se passe dans la vie chrétienne dépend de l’Esprit. Et derrière tout ce que l’Esprit fait, il y a le feu.

Si vous voulez voir des âmes sauvées sans bouleverser l’ordre des choses, sans émotion, alors ce sera difficile pour le Saint-Esprit de travailler avec vous. Certains veulent que la Pentecôte se passe avec gravité et dignité mais la Pentecôte peut signifier que les gens pensent que vous êtes ivre. La puissance du Saint-Esprit peut parfois être trop forte pour nos corps humains bien frêles. Lorsque le feu tomba dans le Temple, il y a longtemps, tous ceux qui étaient présents tombèrent face contre terre.

Faire face à la réalité

Ce que j’essaie de dire est que vous ne pouvez pas garder votre sang-froid lorsque le feu de Dieu tombe sur vous. Vous ne serez plus jamais le même. Après que le Roi Saül ait été touché par l’Esprit, il ne fut plus le même homme. Si vous ne voulez pas être changé, alors n’espérez pas recevoir le feu. Si vous avez le feu à l’église, vous l’aurez également hors de l’église. Vous serez différent, un oiseau aux couleurs vives au milieu de moineaux grisâtres. Néanmoins, c’est exactement ce dont le monde a tant besoin – des gens qui sont différents, créés par Dieu, brillants comme des flambeaux du ciel « au milieu d’une génération perverse et corrompue » (Philippiens 2 : 15). Moïse vit le buisson ardent et dit : « Je veux me détourner pour voir quelle est cette grande vision » (Exode 3 : 3). Quelle vision étonnante ! Aussi incroyable et étonnante que Dieu Lui-même ! Mais allons-nous impressionner les gens autour de nous si nous sommes comme eux ? Nous devrions être des personnes dont le cœur est en feu – et ceci ne signifie pas nécessairement mener une vie confortable.

Paul, un jour, se fit raser la tête pour montrer qu’il avait fait un vœu (Actes 18 : 18). Les gens remarquèrent alors un apôtre rasé. Mais il n’eut point honte de ce qu’il avait fait, et cet acte montra à tout le monde qu’il était un homme avec une foi profonde qui avait fait un vœu à Dieu. Les Sikhs dans l’Empire Britannique se battirent pour le droit de porter leurs turbans partout et à tout moment comme un signe de leur religion, même sur le champ de bataille, sur leurs motos et en fait, partout où ils allaient. Ils étaient fiers de montrer leur foi, de la mettre en avant. Pourquoi les chrétiens qui ont été baptisés de feu ne feraient-ils pas la même chose ?

Les disciples sortirent de la chambre haute complètement transformés et Pierre attira l’attention de tout le monde lorsqu’il dit : « … nous en sommes tous témoins » (Actes 2 : 32). En d’autres termes : « Nous sommes la preuve que Jésus est vivant – regardez-nous ! ». Comment sont les gens aujourd’hui lorsqu’ils sortent de leur culte le dimanche matin ? Imaginez le feu tombant sur la cathédrale de Notre Dame de Paris et tout le monde sortant de l’édifice complètement ivre. Être rempli du Saint-Esprit n’est pas quelque chose que vous pouvez garder pour vous-même ; c’est une chose qui doit être rendue publique. Et ce n’est pas non plus pour votre satisfaction ou pour votre propre plaisir. La réalité est que cela vous amènera beaucoup d’embarras. Le Saint-Esprit ne nous a pas été donné pour nous rendre la vie facile mais pour vous tirer hors de votre zone de confort, votre petit coin et vous amener dans les vents et les tempêtes de ce monde. L’objectif de votre vie est d’être pêcheurs d’hommes dans les eaux difficiles.

Nous ne parlons pas d’émotions ou de puissance mais de la personne du Saint-Esprit. Il ne peut plus être distribué par petites portions par un prédicateur ou un évangéliste qui dit au cours de sa prédication : « Recevez une portion du Saint-Esprit ! » pour que vous la partagiez avec votre femme, votre fils ou votre fille. Le Saint-Esprit est une personne. Il ne nous a pas été donné pour faire de l’effet sur une estrade de manière impressionnante comme les prestidigitateurs le feraient. Il est actif là où le message de Jésus est prêché. Si vous enlevez Jésus, le Saint-Esprit s’en ira aussi.

Du Feu pour un monde qui a été enflammé

Les apôtres vécurent à une époque où le monde était un endroit violent. La plupart d’entre eux moururent d’une mort atroce mais cela était également vrai pour les empereurs Romains. Les chrétiens souffrirent de persécutions inconcevables et sans merci. A la fin du 19ème siècle, d’éminents humanistes annoncèrent que le monde était au seuil d’un âge d’or. L’évolution, selon eux, avait amené la race humaine à l’apogée de sa réussite avec la connaissance, la science, la technologie et la paix. Mais le siècle passé fut en fait le plus destructif de l’Histoire humaine : deux guerres mondiales, d’innombrables petites guerres et conflits, la terreur et la famine en Afrique, en Chine et en Inde, la violence et une perversion barbare – tout juste à notre porte. Nous utilisons nos plus grandes découvertes pour développer des armes avec une puissance de destruction et un impact jamais connus sur cette planète.

Jésus savait que ce monde violent avait besoin d’un antidote puissant – Sa croix et le feu d’en haut. Le feu devait être combattu par le feu. De nos jours, le mal parade ouvertement, avec audace et provocation. Des millions d’êtres humains se vantent de leurs œuvres honteuses. Comment devons-nous répondre à cette génération en tant que chrétiens ? Avec un verre de lait ou d’eau ? Avec un monologue du haut d’une estrade ?

Nous voulons une église qui a été baptisée de feu ! Il est grand temps de se lever, d’élever nos voix et de ne plus garder le silence. Que nos langues soient enflammées par le feu du Saint-Esprit ! Les premiers chrétiens furent brûlés comme des torches dans les jardins de Néron, l’empereur Romain. Nous aussi, nous devons brûler comme des torches pour notre Seigneur dans les ténèbres lugubres de ce monde qui agit comme si Dieu n’existait pas. Un homme en feu ne craint pas ce que les gens peuvent lui faire. Nous connaissons Celui qui est la vérité. Alors parlons de Lui au monde qui nous entoure.

Il faut que nous enflammions spirituellement nos nations. Oui, nous serons un peuple controversé mais nous veillerons à ce que l’impiété soit aussi controversée. Nous la démasquerons et montrerons sa vraie nature : sans valeur et misérable. L’incrédulité et le rejet de Christ engendrent toutes sortes de péché et de mal. Le monde est fou. C’est une folie de douter de l’existence de Dieu, de la résurrection et de la Parole du Seigneur.

Nous avons besoin de gens qui sont en feu spirituellement et des églises qui sont remplies d’enthousiasme et qui peuvent commencer un feu de forêt dans toute une nation. Le réveil signifie le feu ; des gens avec le véritable feu – qui brûle et est visible de tous. Le réveil ne viendra pas si nous restons confortablement assis à l’intérieur de nos maisons et si nous demandons à Dieu de faire quelque chose.

Le prophète Jérémie était le genre de personnes dont nous avons aujourd’hui besoin – des millions comme lui. Bien qu’il fût découragé, il ne put garder le silence. Il dit que la Parole de Dieu était « comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os » (Jérémie 20 : 9).

Retournons à la case départ. Notre Dieu est « un feu dévorant ». Pouvez-vous imaginer vivre dans « une flamme éternelle » ? Pensez-y.

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