4 avril, 2013

La stratégie de Paul pour l’évangélisation, par Reinhard Bonnke

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La stratégie de Paul pour l’évangélisation, par Reinhard Bonnke dans La Délivrance evangelisation-1387

20 Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !
blank Evangelisation dans Paroles Puissantes
« Accro » aux grands chiffres

A l’âge de 27 ans, j’ai posé un pied missionnaire sur le sol africain, et immédiatement les leaders de la mission m’interdirent de prêcher. Pendant un an, on me surveilla et on me donna sans arrêt des instructions et toutes sortes de « stratégies », un joug qui déformait et pesait sur mes épaules.

Mais je n’avais de toute façon aucune stratégie en tête. J’étais juste un opportuniste qui se saisissait de n’importe quelle occasion pour transmettre l’Évangile. Dans le passé, les missionnaires soutenus depuis l’Europe n’étaient pas financés pour diriger de grandes campagnes d’évangélisation. Leur domaine d’activités se limitait à la station missionnaire et à gagner des petits groupes ou des individus à Christ. Leur consécration m’impressionnait. Ils s’occupaient souvent de groupes bien plus petits que les églises dont ils auraient pu être les pasteurs dans leur patrie. Pour ma part, il m’arrivait de prêcher à cinq personnes.

Après la deuxième Guerre Mondiale, lorsque l’accès aux différents pays devint plus facile, l’intérêt pour la mission s’intensifia et amena le concept de la « stratégie de Paul pour l’évangélisation », qui se concentra surtout dans les grands centres urbains.

Beaucoup ont laissé entendre que j’étais « accro aux grands chiffres ». Oui ! Ne devrions-nous pas l’être tous ? Jésus nous a dit d’apporter l’Evangile à toute créature dans le monde entier. « A toute créature ! » Il existe aujourd’hui un nombre effrayant de ces créatures ! Plus de six milliards en ce moment. Tout impact notoire de l’Evangile implique de grands chiffres. Un réveil signifie de grands chiffres. On ne peut vider un océan avec une cuillère.

Paul voulait de grands chiffres ; son but était d’atteindre un maximum de nouveaux convertis. Ephèse, Corinthe, Rome, et même l’Espagne… et son chemin fut ponctué par les victoires de l’Evangile. Il ne pouvait pas visiter chaque ville. Il nous en laissa beaucoup : Berlin, Londres, Istanbul, Moscou, Paris, Helsinki… Nous planifions à l’aide d’ordinateurs, de cartes et de dates, cherchant à comprendre la pensée de Christ pour atteindre une efficacité maximum. Et un grand écrou a besoin d’une grande clé.

Oui, je sais, les petites clés sont également nécessaires et ont la même importance. C’est pourquoi, nous organisons des conférences « Fire », parallèlement à nos campagnes d’évangélisation, dans lesquelles nous préparons des dizaines de milliers d’ouvriers pour accomplir la grande Mission que Jésus a confiée à Ses disciples. Nous avons besoin de plus d’évangélistes. Ils ne sont pas en compétition.

Éternellement précieux

L’être humain est précieux éternellement car Christ l’a cherché dans la souffrance, le sang et l’amour. Il le cherche même au prix de la mort sur la croix. Le bon d’achat de son acquisition est dans ses mains – ses blessures. Si nous étions sensibles à ce que Lui a coûté le salut des perdus, voudrions-nous autre chose que ce qu’Il veut ?

14 Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts;15 et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.
Quel encouragement ! Dans Jean 21, les disciples attrapèrent « 153 grands poissons » mais Pierre lâcha le filet lorsqu’il entendit que Jésus se trouvait sur le rivage. Là, il vit que le Seigneur avait bien plus de poissons sur le feu qu’il avait allumé. Lorsque Dieu commença à bénir à Lesotho, je dus également lâcher ma prise comme Pierre et à ma grande surprise je découvris que Jésus avait d’autres poissons. Quelques mois plus tard, j’allai dans une ville et vis les premiers signes : 10.000 précieuses personnes prirent une décision pour Christ.

La prédication de Jésus et des apôtres était directe, n’incitait pas à la discussion, mais avait de l’autorité : « Repentez-vous et croyez ». Nous devons sortir avec audace des tentatives de dissimulation, de nos masques de politesse et insister sur les revendications de Christ pour ce monde. Que la lumière de l’Évangile brille !

Un jour, un ambassadeur Allemand me donna un conseil : « en Allemagne, on ne peut pas prêcher aussi directement qu’en Afrique… » Je répondis : « Monsieur, vous êtes un diplomate ; moi je suis un évangéliste ! » Chaque génération a besoin de renouveau et voilà ce que nous devons faire – pas de la diplomatie. La Parole de Dieu doit être proclamée sans détour. Nous ne sommes pas envoyés pour négocier et faire des compromis avec le monde. L’Évangile n’est pas une alternative ; c’est un ultimatum lancé par Dieu.

Harmonie du moment et des moyens

La stratégie de l’Apôtre se résumait ainsi : « Que je puisse par tous les moyens en sauver quelques uns ». Il n’avait qu’un seul but, il était entreprenant, il avait des idées, et il savait utiliser le moment et les moyens. Au début en Afrique, je réalisai que la « méthode missionnaire » courante à l’époque demanderait des milliers d’années pour atteindre un quart du continent et que je n’en aurais pas le temps. Le monde a désespérément besoin du Seigneur.

Si certaines méthodes ne fonctionnent pas, il faut s’en débarrasser. Les méthodes ne sont pas sacro-saintes. Être fidèle ne signifie pas s’attacher à des systèmes désuets. Être fidèle signifie être plein d’imagination, d’audace et de foi. La stratégie de Paul se basait sur l’amour et non sur la croissance et le « business » des églises. L’amour est créatif.

Paul planta l’Évangile dans des endroits à grande densité démographique, mais ne s’écarta jamais de sa compréhension de la volonté de Dieu. Plus d’une demi douzaine de fois dans les Actes des Apôtres, le Saint-Esprit le détourna de ses intentions personnelles. Son virage très critiqué en direction de l’Europe plutôt que de l’Asie, de l’Est vers l’Ouest, d’une civilisation vers une autre, vint par un rêve !

Actes 16 : 6-10

6 Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.7 Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas.Lire la suite
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Et ses premiers efforts pour l’évangélisation furent dirigés vers des femmes sur les rives d’une rivière à Philippe.

Le Saint-Esprit l’avertit qu’il serait emprisonné à Jérusalem, mais il était sûr que Dieu voulait qu’il soit à Rome. Ce fut un cheminement bien difficile, qui commença par deux années de « silence » dans une prison à Caesarée, mais il avait appris à être content.

Nous ne sommes pas des wagons sur des rails

Le Nouveau Testament ne nous donne aucune directive, méthode ou forme d’organisation obligatoires. Dieu nous fait confiance, nous donne de la sagesse, et bénit ce que nous faisons. Nous ne sommes pas des wagons posés sur des rails, mais des âmes libres, non des chevaux bridés avec un frein et un mors, comme nous rappelle le Psaumes 32. Avec des plans divins tout prêts, il ne faudrait pas de sagesse, mais la Bible décrit la sagesse comme étant « primordiale ». Dieu honore notre œuvre lorsque celle-ci s’aligne avec Lui dans Son œuvre principale de salut.

Jésus dit à ses disciples de commencer à Jérusalem puis dans toute la Judée, la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ; mais pendant 20 ans, les Douze Disciples restèrent à Jérusalem à proximité du temple. Paul, quant à lui, était sur les eaux mouvementées des nations, jetant son filet. Et l’histoire se souvient surtout de l’entrée de Paul en Europe. Il planta des églises, une ville après l’autre, et utilisa ces mêmes églises pour devenir des centres de distributions de ses épîtres qui contenaient des vérités qui sont restées gravées dans la culture occidentale jusqu’à aujourd’hui. Sa « ligne directrice » :

 1 Corinthiens 6 : 19

19 Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?
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C’est une vérité qui révolutionna la pensée et la philosophie païenne de l’époque.

Ephésiens 4 mentionne cinq dons de grâce et l’évangéliste est l’un d’eux. Il y a d’autres dons. L’église est un corps qui a beaucoup de membres et chacun est indispensable. Bien peu sont aptes à adopter la stratégie d’aller de ville en ville comme Paul, mais nous fonctionnons ensemble dans le corps.

Dans notre monde matérialiste, Dieu nous demande aussi bien des choses matérielles que spirituelles. Sa volonté a une envergure globale. Dieu donna Son Fils au monde et maintenant Il fait cadeau de nous au monde. Il ne nous dit pas comment vous et moi nous pouvons devenir ce don, mais c’est ce que nous devons être – et pouvons être.

Source : enseignemoi.com

11 janvier, 2013

Comment recevoir Jésus dans votre vie ? par Benny Hinn

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Cherchez-vous des réponses aux questions les plus troublantes de la vie ?
Comment recevoir Jésus dans votre vie ? par Benny Hinn aldo-murillo-istock-000009270898small-1856
© Photographe Aldo Murillo – istockphoto.com

Dans le moment qui va suivre, vous allez trouver le pardon, une relation personnelle avec Dieu, la paix, la libération de la culpabilité, la sagesse et le plan du Père pour votre vie.

Quelles sont les étapes pour découvrir ces réponses vitales ?

Etape 1 – Comprendre que ce que Dieu désire pour votre vie, c’est l’abondance et l’éternité.

Jean 10 : 10

10 Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance.
blank recevoir Jésus

Vous donner la vie en abondance a requis le sacrifice suprême :

Jean 3 : 16

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
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Dieu désire avoir une relation avec vous. Quel cadeau merveilleux le Père nous a offert ! Mais, s’il a donné son fils unique pour que nous ayons la vie en abondance, pourquoi n’y a-t-il pas plus de gens à recevoir ce cadeau qui nous est destiné ? C’est une question à laquelle on peut répondre par le constat qui suit.

Etape 2 : Vous rendre compte que vous vous êtes séparé de Dieu

Il y a un fossé entre Dieu et l’humanité. Il a cependant pourvu en créant un chemin, afin que nous puissions recevoir la vie éternelle et en abondance, mais les gens, à travers les âges, ont fait des choix égoïstes qui désobéissaient au Dieu Tout- Puissant. Ces choix ne font que perpétuer la séparation avec le Père.

La Parole de Dieu nous montre que le résultat du péché, c’est la mort. Il dit dans sa Parole :

Proverbes 14 : 12

12 Telle voie paraît droite à un homme, Mais son issue, c’est la voie de la mort.
Et Dieu dit aussi :

Esaïe 59 : 2

2 Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter.
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L’apôtre Paul affirme :

Romains 3 : 23

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;
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Et nous pouvons lire :

Romains 6 : 23

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
Chaque être humain a été créé avec la capacité, mais aussi avec le besoin de connaître Dieu et d’entretenir une relation avec Lui. Chaque jour, nous entendons parler de personnes célèbres, riches, d’athlètes, de personnes qui semblent avoir reçu tout ce que la vie a de mieux à offrir, et pourtant elles tentent de combler un vide dans leurs vies avec toutes sortes de choses. Elles tentent de faire de bonnes œuvres, de la moralité, elles se lancent dans la religion, mais le vide demeure, et seul Dieu, à travers son Fils, peut combler ce vide.

Etape 3 – Accepter le fait que Dieu n’a prévu qu’une unique solution contre le péché et la séparation entre Lui et les hommes.

Jésus-Christ, son Fils, est le seul chemin pour aller à Dieu. Seul il peut nous réconcilier avec Dieu le Père. L’humanité peut chercher d’autres solutions et adorer d’autres dieux, mais seul Jésus est mort à la croix pour nos péchés, et il est ressuscité des morts afin que nous ayons la vie éternelle. Il a payé le prix pour nos péchés, et il a comblé le vide entre Dieu et l’humanité.

La Bible explique :

Romains 5 : 8

8 Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
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Il nous est  dit aussi:

1 Pierre 3 : 18

18 Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit,
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1 Timothée 2 : 5

5 Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme,
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Jean 14 : 6

6 Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
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Le Dieu Tout-Puissant a prévu un seul et unique chemin. Jésus-Christ a payé le prix pour nos péchés et pour notre rébellion contre Dieu, en mourant à la croix, versant son sang et ressuscitant des morts, afin de nous justifier et de nous reconcilier avec Dieu le Père.

Etape 4 – Recevoir Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur

Votre relation avec Dieu peut être restaurée, seulement si vous croyez que Christ vous a sauvé, et vous a fait passer de la destruction à la vie.

Cette étape prend effet, lorsque vous demandez à Jésus-Christ de prendre tous vos péchés, et que vous l’invitez à entrer dans votre cœur pour être votre Seigneur et votre Sauveur.

La Parole de Dieu est très claire :

Apocalypse 3 : 20

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
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Et la Bible nous dit :

Romains 10 : 9

9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
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Y a-t-il une bonne raison pour que vous ne receviez pas Jésus Christ maintenant dans votre cœur ?

Souhaitez-vous être libéré du poids de vos péchés ? Souhaitez-vous changer de route et vous repentir de vos péchés ?

Souhaitez-vous recevoir Jésus Christ comme votre Seigneur et Sauveur maintenant, à l’instant même ?

Etape 5 – Prier pour recevoir Jésus Christ dans votre vie.

A l’instant même, vous pouvez faire la prière la plus importante de votre vie en disant simplement :

« Seigneur Jésus, je crois que Tu es le Fils de Dieu, et que tu es venu sur terre il y a 2000 ans.

Je crois que tu es mort à la croix, et que tu as versé ton sang pour que je sois sauvé. Je crois que tu es ressuscité des morts et remonté aux cieux.

Je crois que tu vas revenir sur Terre. Jésus, je suis pécheur. Pardonne- moi mes péchés. Purifie-moi maintenant par ton précieux sang. Viens dans mon cœur. Sauve mon âme maintenant. Je te donne ma vie. Et je te reçois maintenant comme mon Sauveur, mon Seigneur et mon Dieu.

Je t’appartiens pour toujours, je te servirai et je te suivrai le reste de ma vie. A partir de maintenant, je n’appartiens qu’à toi seul. Je n’appartiens plus à ce monde ni à l’ennemi de mon âme. Je suis à toi, et je suis né de nouveau. Amen ! »

En faisant cette prière, en confessant vos péchés et en recevant Jésus Christ dans vos cœurs, Dieu vous a donné le droit d’être un enfant racheté.
La Bible vous donne cette assurance :

Jean 1 : 12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

4 octobre, 2012

La vie en abondance, par Sadhou Sundar Singh

Classé dans : Verités Profondes — voiceofgod @ 12:02

Fleur de Vie

Différence entre « la vie » et « la vie en abondance ». Un malade impuissant à tuer un serpent.

Je suis très heureux de vous voir, mais je regrette infiniment que la langue nous sépare; j’aimerais tant pouvoir me servir de la vôtre ! Après tout, cela n’a pas une très grande importance, car la langue n’est rien; c’est l’esprit et l’âme qui s’y reflètent qui importent. Une seule langue en Christ, c’est assez pour nous dans toutes nos difficultés. Avant de commencer à parler, je lirai un verset dans l’Evangile de Jean 10.10 « Le voleur ne vient que pour voler, tuer et détruire Je suis venu afin que mes brebis aient la vie et qu’elles l’aient avec abondance ».

Il y a quinze jours, j ‘étais à Jérusalem et mes pieds foulaient, près du Temple, l’endroit même que ceux de notre Sauveur ont foulé bien des fois. Cela me produisit une profonde impression; quoique notre Sauveur ne fût pas là avec son corps de chair, je croyais l’entendre prononcer ces paroles « Je suis venu afin qu’elles aient la vie, une vie plus abondante. » Il a bien dit que non seulement nous pouvons recevoir la vie, mais encore la vie avec abondance. J’illustrerai par un récit la différence qui existe entre « la vie » et « la vie avec abondance ».

Il y a quelques années, aux Indes, un homme était resté très faible à la suite d’une longue maladie; il était si épuisé qu’il ne pouvait plus vivre bien longtemps. Un jour, couché sur son lit, seul, il aperçut un serpent qui rampait de son côté; il aurait bien voulu se sauver, mais il n’en avait pas la force, étant incapable de bouger. Il avait encore la vie, mais une vie insuffisante, même pour saisir une pierre et tuer le serpent. Il eut bien peur en voyant la bête approcher; il fut mordu et une de mi-heure après il mourait. Plus tard, un de ses parents, homme fort et bien portant, tua le serpent. Beaucoup de chrétiens ont aussi reçu la vie et n’ont pourtant aucune force, aucune puissance spirituelle qui leur permette de tuer le serpent; ils ont la vie.., une vie qui ne leur sert à rien; ces chrétiens-là ne peuvent s’aider à eux-mêmes, ils ne peuvent pas sauver leur propre vie; comment pourraient-ils aider aux autres ? Si même ils en ont le désir, la force leur manque. Voici le résultat: Satan, l’ennemi des âmes, viendra et les mordra, si bien que le péché souillera leurs âmes. Pourtant notre Sauveur a promis de nous donner, non seulement la vie, mais la vie avec abondance. Si nous possédons cette vie abondante, nous sommes assez forts pour tuer l’ennemi. La vie diminuée est une maladie qui enlève le goût de la prière et de la lecture de la Bible. Les chrétiens qui n’ont pas cette vie en abondance n’aiment pas la prière, n’aiment pas lire la Parole de Dieu. Dans un de nos hôpitaux, aux Indes, un homme malade depuis très longtemps avait si bien perdu le sens du goût qu’il ne jouissait plus d’aucune nourriture. Il était tout surpris de ne plus rien trouver de bon. Beaucoup de ceux qui ont reçu une certaine vie de l’Esprit ont perdu néanmoins le goût spirituel à cause de la maladie du péché et ne peuvent pas apprécier la parole de Dieu. C’est leur faute à eux et non pas celle de la Bible.

Ceux qui ont la vie en abondance reçoivent la parole de Dieu et apprécient cette nourriture spirituelle ; ils connaissent la vraie vie, la vie qui n’est qu’en JésusChrist. Tant de chrétiens n’ont aucune joie en Jésus ; ils cherchent le plaisir et ne trouvent pas Christ dans leur plaisir. La faute ne vient pas du Sauveur, mais d’eux-mêmes. Il y a quelques années, alors que je n’étais, pas encore chrétien, je haïssais Christ et j‘étais son ennemi. J’essayais en vain de satisfaire les aspirations de mon âme avec les choses de ce monde. Je possédais beaucoup des biens de ce monde et cependant rien ne me satisfaisait, car le vide de notre coeur ne peut pas être comblé par les choses matérielles, mais seulement par Celui qui a créé notre coeur et qui sait comment le satisfaire. En devenant chrétien, je dus quitter la maison paternelle et ma parenté; j’avais tout perdu, mais pour trouver tout en Christ. En Christ aussi, j’ai trouvé une paix merveilleuse, que le monde ne peut pas donner et qu’il ne peut pas enlever. Cette paix, je ne l’ai pas ressentie seulement quand j’étais à l’abri, près de mes amis, mais encore au sein des plus grandes difficultés. La vie nouvelle en Christ donne une paix merveilleuse. Sundar Singh dans des ceps.

Je me rappelle le jour où j’allai annoncer l’Evangile au Népal. Ces gens n’aimaient pas du tout que je parle contre leur religion et me disaient « Tu es ici sans la permission de notre roi ! » Je leur répondis : « En effet, je n’ai pas obtenu la permission de votre roi, mais j’ai celle du Roi des rois. » « Très bien ! Si ton roi t’a envoyé, nous allons voir comment il te sauvera. » Ils me mirent en prison, pieds et mains entravés dans des ceps, de sorte que je ne pouvais pas remuer. Ils m’avaient pris tous mes vêtements, j’étais absolument nu et l’on me mit en outre sur tout le corps des sangsues qui se gorgèrent de mon sang. Au commencement, je souffrais; pendant la première de mi-heure je trouvais que c’était une dure épreuve. Cela provenait de ma propre faiblesse et mon Père Céleste ne vint pas immédiatement à mon secours. Bientôt, cependant, une paix merveilleuse m’inonda et Sa présence changea ma prison en Ciel sur terre. Je ne sais pas chanter, mais à ce moment-là je ne pus pas rester silencieux si bien que, au milieu de la persécution, je me mis à chanter de magnifiques hymnes de louanges. On vint alors me dire: « Que ton roi te sauve, maintenant ! Te voilà en prison et il ne peut pas te sauver ! » Je ré pondis : « Par sa grâce, je suis libre; j’ai la paix de l’âme, que vous ne possédez pas. » Dans cette prison se trouvait un homme qui avait eu l’occasion de lire l’Evangile de Marc et l’avait déchiré. Il me disait : « Tu as abandonné ta religion et tu voudrais nous gâter tous comme toi ! » Il voyait bien qu’en Christ je trouvais une puissance de vie qui transformait ma prison en Ciel. Là-dessus, on alla dire au gouverneur: « A quoi cela sert-il de le garder en prison? Tant qu’il prêchait son Evangile, personne ne prenait garde à lui, tandis que depuis qu’il est en prison, des masses de gens vont l’écouter.» Le gouverneur dit: « Laissez aller; il est fou » L’homme qui avait déchiré l’Evangile s’avança alors et dit : « Un fou peut-il être si heureux ? Si c’est un fou qui possède une joie pareille, je désire être fou moi aussi et je le désire non seulement pour moi, mais pour le monde entier. » Il vint à moi et me dit : « Pardonne-moi! » Je lui dis d’aller au Sauveur pour trouver le pardon et quelque temps après, cet homme demanda le baptême, après avoir trouvé la paix et la joie parfaites. Vraiment, il y a une immense différence entre « la vie » et « la vie en abondance ». Par la grâce de Christ, nous recevons une vie abondante et la preuve de cette vie c’est la joie qui remplit nos coeurs.

Beaucoup de chrétiens ont la vie et sont malades pourtant, car les malades ont bien la vie mais point de joie, parc qu’ils n’ont pas la santé. La santé ne se trouve que dans la vie en abondance. Beaucoup d’infortunés chrétiens s’attendent à être au Ciel après leur mort, mais le Ciel commence sur la terre ! Quand notre âme entre en communion avec Dieu et que nous réalisons sa présence, nous découvrons que, le Ciel, c’est posséder la parfaite paix de l’âme. Quand nous possédons cette paix en Jésus-Christ, nous n’aimons plus le péché. C’est là ce que Jean entend lorsqu’il dit: « Nous qui sommes nés de Dieu » Jean 1.13. Quand vous posséderez cette paix, cette joie magnifique en Dieu, vous ne pécherez plus. Ceux qui ne sont pas nés de nouveau ne peuvent pas recevoir cette paix; ils essaient de la trouver en péchant, en agissant
contre la volonté de Dieu.

La vie en abondance est à la portée de quiconque croit en Christ comme en un Sauveur puissant. Le diamant. Le pont d’eau.

Souvent, je me dis que, si un grand pécheur comme moi a pu être sauvé et recevoir la paix, vous pouvez bien plus encore la recevoir, vous qui croyez en Christ depuis votre enfance. Vous êtes comme cet homme qui possédait un diamant et n’en connaissait pas la valeur. Il croyait que c’était tout juste une belle pierre, aussi, quand on lui en offrit quelques francs, le vendit-il sans hésiter. Ensuite, il apprit que c’était un diamant qui pouvait valoir cent mille francs et il se lamenta, disant : c’était un diamant et je croyais que ce n’était qu’une belle pierre. Quelle folie de l’avoir vendu ainsi ! » Il chercha à retrouver l’homme qui lui avait acheté le diamant, mais c’était trop tard. Dans les pays païens, on voit des hommes qui ne connaissent pas le Sauveur, mais qui pourtant se rendent compte de sa valeur et le cherchent comme un diamant précieux. Ceux-là trouvent le salut en Jésus-Christ. Le temps vient où, parmi les chrétiens de nom, quelques-uns écouteront le message de leurs frères venus des pays païens qui, après avoir cherché Christ avec ardeur,auront été sauvés tandis que d’autres, nés dans les pays chrétiens, auront perdu la vie pour toujours.

Je suis parfois très triste d’avoir déchiré la Bible et d’autres fois je suis heureux, au contraire, d’avoir été aveugle spirituellement, car cela m’a aidé à voir et à comprendre la valeur du Christ vivant. J’ai vu son amour merveilleux. Ceux qui l’adorent trouvent le repos de leur âme et ceux qui l’ont haï, lorsqu’ils sont amenés à lui, font l’expérience de son vivant amour. Il a de l’amour pour ceux qui le haïssent tout autant que pour ceux qui l’aiment, car son amour ne va pas seulement à ses disciples, mais aussi à ses ennemis. Après avoir vu tant de miracles merveilleux, je connais mieux encore la personne du Christ vivant. De nos jours, dans les pays chrétiens, beaucoup de gens déclarent que les miracles ne sont que des fables et n’y croient pas. Ils ne croient pas, parce qu’ils ne comprennent pas et ils ne comprennent pas parce qu’ils n’ont pas fait d’expérience.

Dans le sud de l’Inde, il ne fait jamais froid. En parlant aux habitants de cette contrée, je leur racontai que j’avais vu un pont d’eau sur les eaux. Ils disaient « C’est impossible ! Comment cela se pourrait-il ?» Je leur expliquai : « La surface de l’eau étant gelée, on peut traverser la rivière en passant sur l’eau qui coule sous la glace » Il n’y a là rien de contraire aux lois de la nature. Les habitants des pays froids savent bien que c’est tout naturel, mais comment ceux qui ont toujours vécu dans les pays chauds comprendraient-ils qu’il peut y avoir un pont d’eau au-dessus de l’eau? Ceux qui vivent dans leur péché ressemblent précisément à des hommes qui ne sont jamais montés sur les hauteurs où les ponts d’eau sur les eaux peuvent être vus; mais ceux qui vivent d’une vie de prière sont comme les habitants des pays froids, ils peu vent comprendre. Lorsqu’on m’interroge sur le sujet des miracles, je réponds que j’en ai fait l’expérience. Je sais que Christ est une force. Ces miracles se voient par la prière et non pas au théâtre.

Conversion de Sundar Singh en réponse à ses prières.

Nous avons tous l’occasion de faire ces expériences magnifiques en vivant avec le Sauveur. Ce n’est pas en allant au théâtre que vous verrez des miracles. Si vraiment vous désirez voir les merveilles de la puissance de Dieu, consacrez du temps à la prière. Christ ne fait rien que dans le but de satisfaire l’âme et cette âme trouvera tout ce dont elle a besoin si chaque jour nous savons consacrer du temps à notre Sauveur; si, nous asseyant à ses pieds, nous méditons sa parole et le prions de tout notre coeur. C’est là ma propre expérience. Je désire vous parler de ma conversion. Sans doute, ce sont des choses que j’ai dites ailleurs, mais je désire rendre témoignage au salut que j’ai trouvé. Le 16 décembre 1904, je jetai la Bible au feu. Le 18 décembre, j’étais résolu à ne suicider au passage du train de 5 heures du matin, car je ne pouvais pas trouver la paix; mais auparavant je voulus encore supplier Dieu de me montrer la voie du salut. J’avais dit à mon père : « Je viens te dire adieu. Demain matin tu me trouveras mort. » « Pourquoi veux-tu te tuer ? » Me demanda-t-il. « Parce que l’hindouisme ne peut pas satisfaire mon âme, ni cet argent, ni ce confort, ni aucun des biens de ce monde. Ton argent peut satisfaire les désirs de mon corps, mais pas mon âme. Aussi en ai-je assez de cette vie misérable et incomplète; je veux en finir. » Le matin du jour où j’avais décidé de me suicider à 5 heures, si je n’avais pas trouvé la paix, je me levai avant 3 heures, je pris un bain froid, puis je me mis à prier en demandant à Dieu de me montrer le chemin du salut. Je pensais : « Si rien ne m’est révélé, si je ne puis toujours rien comprendre, je me suiciderai, afin de rencontrer Dieu dans l’autre monde. » Je priai de 3 à 4 heures et demie et, tout à coup, je vis comme une grande clarté dans ma chambre. Très surpris, croyant à un incendie, j’ouvris la porte et regardai, mais il n’y avait point de feu. Je refermai la porte et me remis à prier. Alors, comme dans un nuage lumineux, je vis la face glorieuse et resplendissante d’amour de Christ. Je ne pouvais pas savoir que c’était lui, puisque je ne le connaissais pas, mais il me dit: « Jusqu’à quand me persécuteras-tu ? Je suis mort pour toi; pour toi j’ai donné ma vie. » Je compris alors que j’étais en présence du Christ vivant. Trois jours auparavant, je haïssais Jésus-Christ, je brûlais la Bible et soudain je le voyais là, devant moi, En un instant, ma vie fut transformée et la puissance de Christ s’exerça sur mon coeur. Je me relevai. Christ avait disparu, mais plein de joie, je courus réveiller mon père pour lui dire : « Je suis chrétien ! » Il ne voulut pas le croire : « Tu as perdu l’esprit ! Va-t’en dormir ! Avant-hier tu brûlais la Bible et maintenant tu serais chrétien ! Comment cela se pourrait- il ? » « Parce que je l’ai vu ! Jusqu’ici, je me disais toujours : c’est tout simplement un homme qui a vécu il y a deux mille ans! Aujourd’hui, je l’ai vu Lui-même, le Christ vivant et je veux Le servir. » Mon père reprit : « Mais tu allais te suicider ! » « Je me suis déjà suicidé; ce Sundar Singh là est mort; je suis un homme nouveau. » Il est très difficile, aux Indes, à un homme appartenant à une caste élevée de devenir chrétien. Il est aussitôt chassé de chez lui et dépouillé de tout ce qu’il possède. Mon père considéra ma conversion comme un grand déshonneur pour la famille. On m’enleva tous mes vêtements et, nu et chassé de la maison paternelle par une nuit très froide, je restai sous un arbre jusqu’au matin. Je n’avais aucune expérience de la souffrance; élevé dans le luxe et dans un grand confort matériel, c’était ma première épreuve de ce genre. Je trouvais ma situation très pénible, aussi Satan vint me tenter « Hier, tu étais à la maison, bien tranquille, confortablement installé et maintenant tu souffres. » Alors, je me mis à comparer: au milieu du luxe et du confort de la maison paternelle, je n’avais point de paix et maintenant, seul sous un arbre dans la nuit froide, je possédais une paix merveilleuse. C’était ma première nuit dans le Ciel. Le monde n’aurait jamais pu me donner une pareille paix. Christ, le Christ vivant, m’inondait d’une joie magnifique. Le froid me pénétrait ; j’étais transi et affamé, mais j’avais le sentiment d’être enveloppé par la puissance du Christ vivant. L’ennemi, le persécuteur de Christ que j‘avais été, était transformé. Ce que le Seigneur a fait ainsi pour moi, dans un pays païen, il le fera bien plus encore pour vous qui vivez dans un pays chrétien.

Appel à vivre en Christ dès ici-bas.

Je suis bien fâché d’être obligé de dire que, par mi vous, il y en a beaucoup qui ressemblent à l’homme qui possédait un diamant et n’en connaissait pas la valeur. Vous êtes bénis si vous connaissez Christ et agissez selon sa volonté. Notre Sauveur nous enseigne par le moyen de sa Parole il est venu pour nous donner une vie abondante, une vie de paix et de joie.

La vie qui n’est pas en abondance est une vie morte. Que Dieu nous aide à réaliser notre état de péché en restant à ses pieds pour lui demander une vie abondante. Qu’il nous aide à réaliser cette vie- là, afin que nous
puissions nous rencontrer de nouveau en sa présence dans le Ciel, notre demeure éternelle où nous le verrons face à face. Votre pays est la « Suisse », mais le « doux pays » est ailleurs (Le Sâdhou a fait ici un jeu de mots : Switzerland : la Suisse; Sweetland : le doux pays.). Nous ne demeurons que quelques jours, quelques années, dans notre patrie terrestre, puis nous devons la quitter pour une autre. Ceux-là seuls qui auront reçu la vie en abondance pourront aller dans cette autre patrie, dans cette terre bénie. Ainsi que je le disais hier : Ici-bas nous disons Je suis Suisse, ou Anglais, ou Hindou, mais Là- haut nous serons un seul peuple en Christ.

Que Dieu nous aide à recevoir cette vie en abondance, afin que nous vivions en Lui déjà ici-bas, puis ensuite pour toujours Là-haut. Maintenant, nous avons des difficultés de langue, mais il n’y en aura plus quand nous nous rencontrerons dans cette terre bénie. Que Dieu nous aide à recevoir la vie et la vie en abondance, pour que nous vivions en Lui ici déjà, puis pour toujours au ciel.

Prêché à Tavannes, mercredi 1 mars 1922.
En plein air, place du Collège, à 3 h. de l’après-midi.

 

 

 

 

 

 

28 mars, 2012

La Prière, parSadhou Sundar Singh

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La Prière

PREMIÈRE PARTIE

    Le disciple : On entend souvent dire « Si Dieu a une entière connaissance de nos besoins et s’il sait la meilleure manière d’y pourvoir, non seulement lorsqu’il s’agit du bien, mais encore à l’égard du mal, quelle nécessité y a-t-il donc pour nous de lui exposer ces besoins, spirituels ou matériels ? »

    Pouvons-nous, par nos prières, changer quelque chose aux desseins de Dieu ?

    Le Seigneur : Ceux qui posent de telles questions montrent par là même qu’ils ignorent ce qu’est la prière. Sinon, ils sauraient que prier ce n’est pas simplement mendier auprès de Dieu. La prière n’est pas un acte de mendicité pour les besoins de notre vie. Prier, c’est obtenir Dieu Lui-même, Celui qui donne la vie. Lorsque vous posséderez cette source de vie et serez ainsi unis à Lui, vous aurez la vie et, dès lors, il pourvoira lui-même à tous vos besoins. Aux hommes vains, mauvais, Dieu, dans son amour, accorde les choses de ce monde, celles-là seules : ils ne peuvent pas avoir de besoins spirituels, puisqu’ils n’ont pas de vie spirituelle. Si même des bénédictions de cet ordre leur étaient dispensées, ils ne les apprécieraient pas et les auraient bientôt perdues. A ceux qui sont sauvés, Dieu accorde toutes sortes de dons, mais spécialement les dons spirituels afin que, détournant leur coeur des choses visibles qui ne sont que pour un temps, ils concentrent leurs aspirations sur celles qui sont invisibles et qui durent à toujours. En priant, ils ne changent rien aux desseins de Dieu, mais ceux qui sont de Dieu deviennent conscients de son dessein à leur égard. Quand ils sont en prière, Dieu lui-même se manifeste à eux dans le sanctuaire de leur coeur et s’entretient avec eux. Lorsque son but, qui est toujours de leur faire du bien et de les bénir, leur est ainsi dévoilé, leurs doutes et leurs murmures sont éloignés pour toujours.

    2. Prier, ce fut toujours et c’est encore respirer l’atmosphère divine. Dieu communique son Esprit Saint à ceux qui prient dans cette vie, afin qu’ils deviennent des « âmes vivantes . (Gen. 2. : 7 ; Jean 20 : 22). Ils ne mourront jamais, car l’Esprit de Dieu qui pénètre dans leur être spirituel par le moyen de la prière leur donne vigueur, santé et vie éternelle. Dieu, qui est amour, leur a libéralement dispensé tout ce qui est indispensable à leur vie spirituelle et matérielle. C’est parce que, dans sa grâce, il accorde ainsi gratuitement le salut et le Saint Esprit, que l’homme naturel n’apprécie pas ces dons, que seule la prière lui apprend à estimer réellement. C’est comme pour la chaleur, l’eau et l’air, sans lesquels il serait impossible à l’homme de vivre. Dieu les lui ayant dispensés libéralement et gratuitement, il ne réfléchit même pas à la nécessité de rendre grâce pour ces bienfaits. Bien au contraire, il estime l’or, l’argent, les bijoux, toutes les choses qui coûtent cher, ne s’obtiennent que difficilement et qui, cependant, n’apaisent ni la faim ni la soif et ne procurent aucune satisfaction, aucun repos d’esprit. Et c’est ainsi que, dans le domaine spirituel, l’homme naturel se conduit en insensé ; mais la sagesse et la vie sont données à l’homme de prière.

    3. Ce monde ressemble à un vaste océan dans lequel beaucoup enfoncent et se noient. Cependant, les poissons vivent même dans l’eau la plus profonde grâce à ce que, remontant à la surface, ils absorbent une certaine quantité d’air qu’ils savent garder intérieurement et qui leur permet de vivre au fond de la mer. Ainsi, ceux qui, remontant à la surface de l’océan de la vie aspirent, au moyen de la prière solitaire, l’atmosphère vivifiante de l’Esprit Saint, restent forts et bien vivants dans l’océan du monde.

    4. Bien que les poissons demeurent toute leur vie dans l’eau salée de l’océan, ils ne deviennent jamais eux-mêmes du sel, parce qu’ils vivent. De même l’homme de prière qui vit dans l’océan du monde imprégné de péché, demeure pur de toute souillure ; par la prière, son être spirituel se renouvelle sans cesse dans la fontaine de vie

    5. Lorsque le soleil darde ses chauds rayons sur l’eau salée de l’océan, les vapeurs qui s’en dégagent s’élèvent bientôt et se forment en nuages. Alors, changées en eau douce et rafraîchissante, elles retombent en averses bienfaisantes, car lorsque les vapeurs s’élèvent, le sel et les impuretés contenues dans l’eau restent dans la mer. Ainsi, les pensées et les désirs de l’homme de prière s’élancent vers le Ciel où les rayons du Soleil de justice purifient sa prière de toute trace de péché. La prière devient alors un vrai nuage qui répand du ciel sur la terre une pluie de bénédictions apportant ainsi à beaucoup, un renouvellement de vie.

    6. Toute leur vie, les oiseaux aquatiques nagent dans l’eau et pourtant, lorsqu’ils se mettent à voler, leurs ailes sont parfaitement sèches. Ainsi lorsque, pour l’homme de prière qui a vécu dans le monde, l’heure vient de s’envoler vers le ciel, il est parfaitement nettoyé des taches et des souillures de cette terre de péché ; il arrive pur et sans tache au lieu de l’éternel repos.

    7. Pour un navire, c’est tout à fait normal d’être dans l’eau, mais il est en danger et bien vite perdu si l’eau le pénètre et le remplit. Ainsi, pour un homme, c’est tout à fait normal d’être dans le monde et d’aider son prochain à atteindre le vrai but de la vie, mais si le monde entre en lui pour prendre possession de son coeur, c’est la ruine et la perdition. L’homme de prière garde à jamais son coeur dans la soumission à Celui qui l’a créé pour y bâtir son propre temple de sorte que, dans ce monde aussi bien que dans le monde à venir, il demeure en paix et en sécurité.

    8. Chacun sait qu’il est impossible de vivre sans eau. Chacun sait aussi que celui qui est submergé par l’eau perd la vie : il meurt asphyxié. Il est donc nécessaire de se servir d’eau et de boire de l’eau, mais il n’est pas nécessaire de mourir asphyxié dans cette eau. Ainsi, il est nécessaire de se servir du monde et des choses du monde, car il est difficile de vivre sans cela : Dieu a créé le monde pour que l’homme en use, mais il n’est pas nécessaire de s’y noyer. Ceux qui abandonnent la prière, cette respiration de l’âme, meurent asphyxiés.

    9. Lorsque la vie spirituelle souffre à cause de l’abandon de la vie de prière, les choses du monde, créées pour être utiles à l’homme, lui deviennent une cause de souffrance et de mort. Le soleil, dont la lumière et la chaleur donnent la vie et l’accroissement à toute végétation, peut aussi la flétrir et la dessécher. L’air, qui renouvelle la santé et la vie de tous les animaux, peut aussi causer leur mort. « Veillez et priez ».

    10. Votre vie doit être telle que, vivant dans le monde, vous ne soyez pourtant pas du monde. Ainsi, ce qui est dans le monde, au lieu de vous faire du mal, vous deviendra utile en vous aidant à progresser spirituellement, à la seule condition que, votre coeur reste tourné vers le Soleil de justice. Dans beaucoup d’endroits sales et boueux, on voit s’épanouir des fleurs dont le suave parfum fait disparaître
toutes les mauvaises odeurs. On y voit aussi des plantes qui, pour s’épanouir, se tournent vers le soleil afin d’en recevoir chaleur et lumière. Ainsi, la pourriture du sol, au lieu de leur nuire, agit comme un bon engrais qui aide à leur croissance. C’est ainsi que l’homrne qui prie, en tournant toutes ses pensées vers moi, reçoit chaleur et lumière. Il me glorifie par le témoignage de sa vie sainte et renouvelée qui dissipe les effluves malsaines du monde et dont les fruits parfumés durent en vie éternelle.

SECONDE PARTIE

    1. En insistant sur la prière, je ne veux pas dire que, sans elle, Dieu n’accordera aucun bienfait, ni que les hommes doivent, lorsqu’ils prient, lui exposer tous leurs besoins. Le grand avantage de la prière réside dans le fait que, par cette attitude, le coeur de l’homme se place dans les dispositions les meilleures pour recevoir le Dispensateur de toute grâce et pour obtenir de lui de précieuses bénédictions. Voilà la raison pour laquelle l’effusion du Saint-Esprit fut accordée aux disciples non pas dès le premier jour, mais au bout de dix jours de préparation spirituelle. Celui qui reçoit une bénédiction sans s’y être préparé ne sait ni l’apprécier à sa valeur, ni la retenir d’une façon permanente, Par exemple Saül, qui avait reçu et son royaume et le don du Saint-Esprit sans les avoir recherchés, les perdit au bout de peu de temps. Il avait quitté sa maison non pour obtenir le Saint-Esprit et un royaume, mais pour chercher ses ânesses perdues (1 Sam. 9 : 3, 10, etc.).

    2. L’homme de prière seul sait comment invoquer Dieu en esprit et en vérité. Bien des hommes ressemblent à la sensitive : pendant qu’ils prient, ils sont sous l’influence du Saint-Esprit et reçoivent ses enseignements. Alors, pour un peu de temps, ils se sentent humiliés et courbent la tête devant Dieu mais, dès qu’ils ont quitté le lieu où ils étaient en prière, ils redeviennent exactement ce qu’ils étaient auparavant.

    3. Si l’on néglige de soigner un arbre ou une plante qui produisent de belles fleurs et de bons fruits, ils perdent bien vite leurs excellentes qualités pour redevenir des plantes sauvages. De même, le croyant qui délaisse la prière, néglige sa vie spirituelle et cesse de demeurer en moi, ne sera plus en état de recevoir des bénédictions, retombera dans son ancienne vie de péché et sera perdu.

    4. En regardant un héron qui se tient pensif sur le bord d’un lac ou d’un étang, nous pourrions nous imaginer qu’il songe à l’excellence de cette eau qui purifie et désaltère, ou encore, nous pourrions comparer son attitude à celle de quelqu’un en train de méditer sur la puissance et la gloire de Dieu. Nous savons bien pourtant que ses pensées sont tournées d’un côté tout différent et que, des heures durant, il veille pour attraper une grenouille ou quelque petit poisson et les avaler. C’est exactement ainsi qu’une masse de gens s’adonnent à la prière et à la méditation. Tout en se tenant au bord de l’océan divin, ils n’accordent pas une pensée à la puissance et à l’amour de Dieu, à son Esprit qui peut les nettoyer et les purifier du péché, non plus qu’à sa nature divine qui seule peut satisfaire leur âme. Ils sont absorbés par l’unique préoccupation de savoir comment obtenir la chose qu’ils désirent et qui peut les aider à jouir des plaisirs passagers de ce monde. Ils détournent leurs regards de la source du vrai repos pour les diriger vers les choses passagères de ce monde et périr avec elles.

    5. L’eau et le pétrole qui sortent tous deux du sein de la terre se ressemblent à première vue. Cependant leurs caractéristiques et leurs effets sont absolument différents ; c’est ainsi que l’eau éteint le feu tandis que le pétrole l’anime. De même, le monde et ses vanités, le coeur et sa soif des choses divines, sont les créations du même Dieu. Eh bien ! le coeur qui s’efforce de trouver à se satisfaire dans la richesse, la pompe et la gloire de ce monde arrive au même résultat que celui qui, pour éteindre un incendie y jetterait du pétrole. Le coeur ne peut avoir de repos et ne peut être satisfait que par Celui qui, après l’avoir créé, a mis en lui cette aspiration, cette soif des choses divines (Ps. 42 : 1-2). C’est pourquoi, à quiconque viendra à moi je donnerai de l’eau de la vie, afin qu’il n’aie plus soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source qui jaillira jusqu’en vié éternelle. (Jean 4 : 14).

    6. C’est en vain que les hommes s’efforcent de trouver la paix dans le monde et par les choses du monde. L’expérience prouve qu’on n’y trouve ni paix véritable, ni satisfaction. Ces gens-là ressemblent à un garçon qui se mit à peler un oignon, enlevant couche après couche dans l’espoir de trouver au centre une amande, comme en soulevant le couvercle d’une boîte on peut atteindre ce qui est à l’intérieur. De telles espérances sont vaines et mensongères ; on ne trouve dans le monde que pelure sur pelure comme pour l’oignon. Ce monde et tout ce qu’il contient ne sera finalement que vanité des vanités (Ecelés. 12 : 10) pour l’homme, jusqu’à ce qu’il découvre la source de toute vérité et de toute vie.

    7. Le monde est semblable à un mirage que celui qui cherche la vérité s’efforce d’atteindre, croyant y trouver l’eau de la vie pour son âme assoiffée. Il n’y trouve finalement que désappointement et désespérance. L’eau de la vie ne se trouvera jamais dans des citernes crevassées ou des étangs artificiels. Ceux-là seuls qui se tiennent en ma présence dans un sincère esprit de prière la trouveront en abondance auprès de moi qui suis la source de l’eau vive. Ils obtiendront satisfaction et vie éternelle (Es. 55 : 1 ; Jer. 2 13 ; Ap. 21 : 7).

    8. Une femme parcourait un jour la montagne en portant un petit enfant dans ses bras. L’enfant aperçut une belle fleur au bord du chemin et, pour la saisir, il fit un bond tel que, échappant aux bras de sa mère, il tomba sur une grosse pierre où il se brisa la tête ; il mourut sur le coup. Il est bien évident que l’enfant était en sûreté dans les bras et tout près du coeur de sa mère qui l’aimait et le nourrissait. C’est l’attraction exercée sur lui par les fleurs du bord du chemin qui lui fit perdre la vie. Il en est de même pour le croyant dont la vie n’est pas ancrée dans la prière. S’il n’apprend pas à connaitre ma sollicitude et mon amour, qui dépassent de beaucoup ceux d’une mère (Es. 49 : 15), c’est qu’il ne l’aura pas voulu. S’il méprise le lait spirituel que je veux lui donner pour sa nourriture jusqu’en vie éternelle et que, fasciné par les choses temporaires mais visibles du monde, il s’arrache de mes bras et perd la vie, il en sera seul responsable.

    9. Le lait de la mère ne jaillit dans la bouche de l’enfant que lorsque celui-ci se donne la peine de le prendre. De la même manière, mes enfants n’obtiendront pas le lait spirituel et la nourriture qui donne la vie tant qu’ils ne les saisiront pas au moyen de la prière. Il n’est pas du tout nécessaire que l’enfant commence par comprendre ce qu’est le lait de sa mère. Il sait bien, sans cela et tout naturellement, de lui-même, comment il doit faire pour se nourrir de ce lait. Ainsi, ceux qui sont nés de l’esprit apprennent d’eux-mêmes, grâce à leur
intelligence des choses spirituelles et sans avoir besoin d’une instruction spéciale ou de la philosophie de ce monde, comment ils doivent prier, comment ils doivent recevoir de moi le lait spirituel de la vie éternelle.

    10. J’ai créé en l’homme aussi bien la faim et la soif du corps que celle de l’âme. C’est afin qu’il n’aille pas s’imaginer, dans son insouciance, qu’il est Dieu. Il faut que, jour après jour, il reconnaisse qu’il n’est qu’une créature aux besoins toujours renouvelés, une créature qui dépend pour sa propre vie, de la vie et de l’existence d’un Autre, qui l’a créée. Ainsi, conscient de ses propres déficits et de ses besoins, il peut demeurer en moi et moi en lui. Cela se fait par la prière, la foi et la vie spirituelle, en sorte que mon enfant soit à jamais heureux en moi.

TROISIÈME PARTIE

    1. Prier, ce fut toujours et c’est encore entrer en conversation avec moi, vivre dans ma communion et demeurer en moi, pour devenir semblable à moi. Il existe une sorte d’insecte qui se nourrit d’herbe et de feuilles, vit dans la verdure et en prend la couleur. L’ours polaire vit dans la neige et son pelage en a la blancheur. Le tigre du Bengale adopte dans son aspect celui des roseaux et  des hautes herbes qui couvrent les lieux qu’il habite. Ceux aussi qui vivent dans une atmosphère de prière et de gràce spirituelle, en communion avec moi, comme les anges et les saints, obtiennent une nature pareille à la mienne.

    2. Le jour où, pour un peu de temps, je révélai quelque chose de ma gloire à Pierre, Jacques et Jean sur la montagne, Moïse et Elie, seuls de tous les saints leur apparurent durant un court instant. Les apôtres furent néanmoins tellement émus par la radieuse beauté de cet avant-goût béni du ciel, qu’ils se déclarèrent prêts à élever trois tentes pour rester là (Mat. 17 : 1-5). Que sera-ce, lorsqu’ils entreront dans la pleine gloire de la vie éternelle, avec la multitude des saints et des anges ? Quel bonheur merveilleux, sans aucune crainte désormais de le voir s’évanouir ! (Jean 17 : 24 ; Luc 1 : 17). Les hommes de prière ne sont jamais abandonnés à eux-mêmes, car je suis toujours avec eux (Mat. 28 : 20).

    3. Ce n’est pas une chose bien extraordinaire que d’être capable de s’asservir des bêtes féroces ou de commander à la lumière, au tonnerre comme au vent, et aux autres éléments. C’en est une infiniment plus grande et un devoir plus nécessaire d’asservir Satan, aussi bien que sa propre nature et  ses passions. A ceux qui vivent la vie de prière, j’accorde la grâce de fouler aux pieds toute la puissance de l’ennemi (Luc 10 : 17-20). Même pendant qu’ils sont encore dans le monde ils demeurent en moi et vivent en quelque sorte déjà dans les lieux célestes. (Eph. :2 : 6). Satan est dans les lieux inférieurs ; s’ils sont dans les lieux célestes où il ne peut les atteindre, ils sont parfaitement à l’abri, en moi. Les hommes qui commandent aux puissances de la nature n’exercent leur action que dans l’air et sur la terre, alors que les hommes de prière sont victorieux de Satan, du monde et d’eux-mêmes, car leur force est divine.

    4. L’homme qui prie trouve joie et bénédiction dans les choses créées par Dieu, sans les gâter en aucune manière, de même que l’abeille suce les fleurs et en recueille le suc sans nuire à leur parfum et à leurs couleurs. Et comme le miel est composé du suc de toute sorte de fleurs, que l’abeille butine dans toutes les directions pour l’apporter ensuite à sa ruche, les sentiments et les pensées de l’homme de prière lui viennent de toute la création. C’est ainsi que, en communion avec son Créateur, il amasse dans son coeur le vrai miel de la grâce et vit avec-Lui dans une sécurité complète. Partout alors, dans n’importe quelles circonstances, il trouve sa joie dans l’amour, ce miel si doux du Seigneur.

    5. C’est aujourd’hui qu’il faut amasser, au moyen de la prière, dans l’urne de votre coeur, l’huile du Saint Esprit, comme le firent les cinq vierges sages (Mat. 25 : 13), sinon il n’y aura que larmes et désespoir, comme pour les cinq vierges folles. C’est aujourd’hui qu’il faut recueillir la manne pour le vrai sabbat, sans quoi il n’y aura que douleurs et malédiction. (Ex. 16 : 15-27). Priez donc pour que « votre fuite n’arrive pas en hiver » (Mat. 24 : 20 ) ce qui signifie dans un moment de grande détresse comme la mort ou le dernier jour, et pour qu’elle n’arrive pas non plus « un jour de sabbat » car l’occasion de saisir la grâce ne vous serait ainsi plus offerte.

    6. Sous l’influence du climat, la forme, l’apparence, la couleur et le caractère même se modifient. Ceux qui vivent dans l’atmosphère céleste, en communion avec moi, voient leur forme, leur apparence, leurs dispositions spirituelles se transformer et leur nature spirituelle devenir éternellement glorieuse, à ma ressemblance.

    Du même doigt avec lequel je traçai le décret qui signifiait à Belschatzar son jugement et sa condamnation, (Dan. 5 : 5-27) j’ai écrit sur la terre le péché secret de ces hommes qui, pour faire condamner la femme adultère, l’accablaient de leurs accusations. Tous aussitôt s’en allèrent, honteux et confondus, l’un après l’autre (Jean 8 : 6-10). Du même doigt aujourd’hui, dans le secret, je montre à mes serviteurs leur péché et leurs blessures et, s’ils se repentent sincèrement, je les touche de ce doigt et les guéris. Et toujours de ce même doigt, comme un père dont l’enfant saisit la main pour qu’il lui aide à marcher, je conduis mes enfants de ce monde à la demeure du repos éternel (Jean 14 : 2 -3).

    7. Beaucoup prient le Père en mon nom, mais sans demeurer en moi. Ils ont bien mon nom dans la bouche et sur les lèvres, mais non dans leur coeur et leur vie. C’est pour cela qu’ils ne reçoivent pas ce qu’ils demandent car, lorsqu’ils demeurent en moi et moi en eux, je leur donne ce qu’ils ont demandé. C’est que, alors, conduits par le Saint-Esprit, ils ne demandent que des choses qui peuvent être à la gloire du Père, pour leur bien et celui de leurs semblables. Autrement, ils recevront du Père la réponse que fit à certain mauvais fils un magistrat que le père du jeune homme avait servi avec courage et fidélité. Le fils avait, en se recommandant du nom de son père, demandé au magistrat d’être favorisé dans l’octroi d’un emploi. Le magistrat, qui était au courant de sa mauvaise conduite et de ses méchantes actions, lui intima l’ordre de cesser de se recommander du nom à son père, tout en lui conseillant de chercher plutôt à imiter l’exemple de ce père afin de devenir semblable à lui ; d’imiter la noblesse de sa vie au lieu d’avoir son nom sur les lèvres. Alors seulement, présentant sa requête en son propre nom, il pourrait être écouté.

    8. Il y a une immense différence entre ceux qui m’adorent et me louent des lèvres seulement et ceux qui le font de tout leur coeur, de toute leur âme. Un de mes vrais adorateurs priait fidèlement pour un homme qui n’était chrétien que de nom. Il demandait que les yeux de son voisin fussent ouverts afin qu’il pût comprendre la vérité. Pendant ce temps, l’autre formulait l’étrange prière que mon fidèle disciple devînt aveugle. A la fin, la prière de celui qui demandait avec amour et conformément à la volonté de Dieu fut exaucée et celui qui n’avait été mon serviteur que de nom ouvrit les yeux aux clartés spirituelles. Il devint un vrai adorateur et, pour toujours depuis lors, il fut un véritable frère pour mon serviteur.

    9. La prière rend possible ce qui est impossible à l’homme. Celui-ci voit s’accomplir dans sa propre vie des miracles que les philosophes de ce monde déclarent contraires au bon sens et aux lois de la nature. Leur bon sens et leur connaissance de ces lois sont tellement limités que c’est presque comme s’ils n’existaient pas. Ils ne comprennent pas que celui qui a donné à chaque chose sa nature et sa loi ne peut pas être lui-même enchaîné par ses propres restrictions. Ce parfait législateur a élaboré des lois complexes et secrètes, dans le seul but d’assurer bénédiction et prospérité à toutes ses créatures. L’homme, être infirme, est incapable de comprendre ces choses, car ce n’est que spirituellement qu’on peut en juger. (1. Cor. 2 : 14 ).

    Le plus grand des miracles, c’est la nouvelle naissance. Pour quiconque a fait l’expérience de ce miracle dans sa propre vie, tous les autres miracles deviennent possibles. Celui qui n’est pas né de nouveau voit partout des impossibilités. Dans les pays froids, c’est une chose toute naturelle que de voir l’eau se congeler, si bien que la rivière continue à couler sous une couche de glace assez épaisse pour qu’on puisse la traverser sans courir aucun risque. Essayez de parler de ce pont, fait par l’eau elle-même, à des habitants de pays très chauds où l’on transpire d’un bout de l’année à l’autre, ils vous répliqueront que votre assertion est contraire au bon sens et aux lois de la nature. Il en est ainsi de la différence entre ceux qui, nés de nouveau, vivent spirituellement au moyen de la prière en considérant sans cesse l’oeuvre magnifique du Seigneur et ceux qui ne vivent que pour le monde, parfaitement ignorants de toute vie de l’esprit.

    10. Quiconque désire, en réponse à ses prières, recevoir de Dieu vie et bénédiction, doit croire et obéir sans demander pourquoi. L’homme à la main sèche qui vint un jour à moi obéit immédiatement lorsque je lui ordonnai d’étendre la main et sa main sèche devint aussi saine que l’autre. (Mat. 1.2 : 10-13). Supposez que, sans obéir et sans croire, il eût commencé par discuter mon ordre en disant : « Comment pourrais-je étendre ma main malade ? Si je le pouvais, serais-je venu à toi ? Guéris ma main et je l’étendrai ensuite ! » , Cette argumentation aurait paru tout à fait raisonnable à ceux qui nous entouraient, mais sa main sèche n’aurait pas été guérie.

    Ainsi, celui qui prie doit être prêt à obéir en étendant vers moi ses mains, quelque faibles et sèches qu’elles puissent être. A cette condition, je pourrai lui accorder vie et bénédiction. Il les recevra dans la mesure de ses besoins (Mat. 21 : 22). Tiré du livre « Aux Pieds du Maitre » 1922

 

3 janvier, 2012

Il est moins une à Kinshasa, par Arnaud ZAJTMAN

Classé dans : Verités Profondes — voiceofgod @ 11:03

Recueilli dans le blog de Michelle d’Astier de la Vigerie

Note M.A.V. Arnaud ZAJTMAN est un journaliste belge renommé… Nous pouvons prier, car j’ai vu tout ce pays se tourner vers le Seigneur en Juillet dernier, et je prie pour que cette élection truquée ne vire pas au massacre. Ce serait terrible ! Et cela nous rappelle un peu trop ce qui vient de se passer en Côte d’Ivoire, avec l’appui nocif de l’Occident, en particulier de la France …

Magnifestation

Mis en ligne le 07/12/2011

Les mots manquent pour qualifier la gravité de la situation qui prévaut actuellement au Congo. La commission électorale congolaise s’apprête à annoncer la victoire du président sortant Joseph Kabila sur la base de résultats frauduleux rejetés par la majorité des Congolais, jetant ainsi les bases du conflit le plus meurtrier qui puisse advenir, celui qui oppose un appareil d’Etat à sa population.

L’Occident, qui depuis dix ans dépense plus d’un million de dollars par jour pour la restauration de la paix et de l’Etat de droit au Congo, via la mission de maintien de la paix des Nations-Unies, s’apprête à valider ces résultats, signant ainsi l’échec de sa propre politique.

Les tendances déjà publiées par la commission électorale qui donnent la victoire à Kabila ne résistent pas à l’analyse. Par exemple, au Katanga, censé être le fief traditionnel de Kabila, la CENI donne près de 90 % des voix à Kabila alors que le jour du scrutin, les chiffres qui parvenaient des bureaux de vote disséminés dans les grandes villes de cette province donnaient seulement une légère avance de Kabila sur son rival Etienne Tshisekedi. Au Kivu, les chiffres donnent une écrasante majorité à Kabila alors que le jour du scrutin, c’est l’opposant Kamerhe qui y était largement en tête. Dans les provinces de l’ouest et du centre qui ont voté massivement pour Tshisekedi, les chiffres sont incomplets ou peu crédibles. La fraude est grossière et tous les observateurs de la vie politique congolaise le constatent.

En réalité, les journalistes qui ont travaillé sérieusement sur ces élections et ont fait la tournée des bureaux de vote ont noté des tendances lourdes qui augurent de la victoire de Tshisekedi. La population congolaise non plus n’est pas dupe. Lors des élections de 2006, la capitale Kinshasa n’avait pas plébiscité Kabila. Cependant les Kinois avaient accepté les résultats, comprenant que Kabila avait remporté la majorité des suffrages ailleurs dans le pays. Ils exprimaient ainsi avec sagesse l’espoir que ces élections marquaient le début d’un développement économique au Congo.

Aujourd’hui, les choses sont totalement différentes. Les électeurs congolais savent que Kabila n’a pas remporté l’élection.

__ De plus, les révolutions arabes et, plus au sud du Sahara, le conflit en Côte-d’Ivoire avec l’invalidation par la communauté internationale des résultats frauduleux prononcés par la Cour suprême ivoirienne ont renforcé la conviction des Congolais dans leur lutte pour un Etat de droit.__

Par ailleurs, Kabila, qui avait promis lors de son élection « la fin de la récréation », a en réalité bradé les ressources minières du Congo, mettant les entreprises d’Etat, notamment la MIBA, qui possède les immenses mines de diamant au Kasaï, et la Gécamines, qui possède les gisements du Katanga, à genoux, créant, selon le rapport très précis du député britannique Eric Joyce, chef de la commission parlementaire britannique consacrée à l’Afrique centrale, un trou dans la caisse de plus de cinq milliards de dollars en à peine cinq ans, soit autant que le pillage organisé par Mobutu en 32 ans de règne sans partage !

Enfin, les électeurs congolais voient en Tshisekedi un leader charismatique, dont l’intransigeance certes inquiète parfois hommes politiques et diplomates occidentaux habitués à plus de déférence de la part de leurs interlocuteurs congolais, mais qui porte à son crédit le fait d’avoir mené une longue lutte pacifique et sans compromis pour l’émergence d’un Etat de droit au Congo, ce dont aucun autre homme politique congolais ne peut se prévaloir.

Face à cette situation explosive, la question de la position de l’Occident, et plus particulièrement de la Belgique, se pose avec acuité.

Il est essentiel pour nos relations futures avec le Congo que la Belgique, elle aussi, réalise que l’époque a changé, et évite l’écueil dans lequel est tombée la France en Tunisie en ne voyant pas la révolution venir et en faisant perdurer un soutien à un régime autoritaire digne d’un autre âge. Rappelez-vous comment l’ambassade française en Tunisie avait ensuite été critiquée par Paris ! On assiste à une situation semblable au Congo, où les ambassadeurs occidentaux soutiennent Kabila face à un Tshisekedi qu’ils jugent imprévisible. Un jugement qui rappelle celui que l’Occident proférait envers le Premier ministre congolais Patrice Lumumba au moment de l’indépendance du Congo.

C’est pourtant en notre nom que les ambassadeurs agissent. Ce sont nos taxes qui leur permettent de mener sous les tropiques un mode de vie dispendieux. Nous avons droit à des explications sur leurs actions. Pourquoi apportent-ils un soutien tacite, sinon actif, au coup de force que prépare Kabila, comme on l’apprend de différentes sources à Kinshasa ? Au nom de quelles valeurs ? De quels intérêts ? Est-ce de nature à sécuriser les intérêts de la Belgique et la présence des ressortissants belges au Congo ? Je ne le crois pas. Au contraire !

Les temps ont changé et il est essentiel que la Belgique le comprenne sans tarder. Il faut aussi que la Belgique mobilise ses alliés traditionnels au Conseil de sécurité des Nations unies : la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, et imprime une politique commune sur le Congo, comme elle l’a fait avec succès lors du tortueux processus politique qui a mené aux élections de 2006 au Congo.

Il faut faire comprendre de toute urgence à Kabila que son coup de force et les massacres qui s’ensuivront immanquablement ne seront pas avalisés et qu’il est de son intérêt de sortir par la grande porte tant qu’il en est encore temps.

Il a l’occasion d’entrer dans l’histoire comme le premier Président ayant permis l’alternance politique au Congo. Cela sera à son crédit et lui permettra peut-être de revenir aux affaires ultérieurement par la voie des urnes, comme on l’a déjà vu ailleurs en Afrique.

Lorsque le Congo a traversé des moments difficiles, la Belgique a souvent été en pointe. Il est important qu’il en soit ainsi en ce moment crucial et que notre ministre des Affaires étrangères agisse. Il en va de l’avenir du Congo et de l’avenir de nos relations avec le pays africain le plus peuplé appelé, s’il est bien géré, à devenir un pôle de développement pour l’Afrique et d’expansion économique pour l’Europe.

Arnaud ZAJTMAN

Réalisateur de documentaires sur le Congo et ancien correspondant permanent au Congo pour la BBC et la RTBF (de 2000 à 2010).

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